Pourquoi la fantasy est-elle le genre roi de l’immersion ?

bateau voguant sur une mer de fantasy sous un ciel étoilé

Imaginez un instant que vous survolez des îles volantes, que vous chevauchez un dragon ou que vous découvrez une cité façonnée par une antique magie. C’est ce que j’ai vécu en créant l’univers de L’Édit d’Alambrisa et celui d’Osménium, ma trilogie de space fantasy : une liberté créative sans limites, une invitation à repousser les frontières du possible.

Mais pourquoi la fantasy, plus que tout autre genre, nous offre-t-elle une immersion si profonde ? Comment un roman immersif parvient-il à transformer notre perception du réel, nous faire grandir, et même nous consoler ?

Explorons ensemble les raisons de cette magie : l’évasion sans limites, l’émerveillement comme moteur émotionnel, l’imagination comme miroir de nos peurs et de nos espoirs, la construction de mondes uniques, et enfin, des personnages qui nous transcendent.

Introduction : de la page au voyage

Un livre de fantasy n’est pas qu’un divertissement. C’est une porte ouverte sur des mondes où tout est possible, où l’émerveillement est sans cesse renouvelé, et où chaque lecteur trouve un écho à ses propres questionnements. Lire un ouvrage de fantasy, c’est sortir de soi, de son monde, sans se mettre réellement en danger. Voilà sans doute pourquoi la fiction fantastique crée une telle addiction chez ses adeptes. En 2025, avec des œuvres comme « Les Couronnes de Nyaxia » ou « A Language of Dragons », le genre confirme son statut de roi de l’immersion.

Immersion d'un enfant dans son roman de fantasy
L’immersion dans la lecture : quand les frontières se brouillent.

La fantasy : une expérience de lecture immersive unique

1. L’évasion : voyager sans limites

La fantasy nous emmène loin du quotidien. Pour le lecteur, chaque page est une échappée vers l’inconnu ; pour l’auteur, c’est l’opportunité d’explorer sa créativité sans contraintes. Îles volantes, dragons cracheurs de feu, humains aux pouvoirs infinis… Tout est possible. Tout est admis. La fantasy libère l’imagination des carcans du réel, offrant une liberté rare dans la littérature.

Exemples :

Dans la trilogie « Osménium », j’ai créé des sociétés où la magie et la technologie coexistent, sans me soucier des lois de la physique terrestre.

« La Cité des marches » de Robert Jackson Bennett illustre cette liberté : un mélange de polar, de steampunk et de postapocalyptique, où chaque page du livre transporte le lecteur dans un univers onirique.

Mais l’immersion ne se limite pas à l’évasion. Elle repose aussi sur l’émerveillement, ce sentiment unique qui nous fait oublier le monde réel.


2. L’émerveillement : le cœur battant de la fantasy

Dans la fantasy, l’émerveillement n’a pas de limites. Il procure un bien-être si intense qu’on ne voudrait plus quitter l’univers de notre lecture. Le lecteur se sent privilégié : il accède à un mystère ou à un monde caché, invisible aux yeux de ses contemporains. Un refuge où se pelotonner pour une lecture cosy ou un navire en pleine tempête pour sortir de sa zone de confort.

Exemples :

« La Malédiction des dragons » de Lucile Chaponnay est souvent décrit comme une expérience intense et addictive, où magie, malédictions et dragons s’entremêlent pour créer une atmosphère envoûtante.

« A Language of Dragons », acclamé pour son originalité, pousse l’immersion encore plus loin en explorant des concepts linguistiques et culturels inédits.

Mais la fantasy ne se contente pas de nous émerveiller. Elle nous interroge aussi sur le réel et sur nous-mêmes.

3. La fantasy comme miroir du réel

La fantasy interroge la nature profonde de l’être humain. Elle nous permet d’affronter nos peurs et nos dénis, tout en proposant un socle pour nous construire : qui voulons-nous être ? Quelles sont nos valeurs ? Comment percevons-nous le monde ? À travers les épreuves des personnages, nous nous transcendons. L’originalité ne réside pas seulement dans l’univers, mais aussi dans la façon dont le récit aborde les thèmes qui lui sont propres.

Exemples :

« L’Édit d’Alambrisa », ma duologie de fantasy, aborde des thèmes comme le pouvoir, la trahison et la rédemption, invitant le lecteur à réfléchir sur la moralité et les choix difficiles.

« Masques et Monstres » de Roncedor est un chef-d’œuvre originial qui, sans imposer ses messages, laisse une trace durable dans l’esprit du lecteur. On ressort du texte grandi, sans avoir eu l’impression d’être « éduqué ».

Aspect métaphorique :
Les univers de fantasy, par leur symbolisme, offrent une lecture personnelle et préservent le lecteur des sujets sensibles. La mise à distance inhérente au registre du livre permet d’aborder des problématiques lourdes (guerre, injustice, deuil) avec une certaine légèreté, tout en éveillant des échos profonds en chacun de nous.

Cette profondeur est rendue possible par la construction de mondes uniques, où chaque détail renforce l’immersion.

4. La construction de mondes : l’art de l’immersion

La fantasy excelle dans la création de mondes complexes et captivants. Que la magie soit secrète, omniprésente ou façonnée par la science, elle structure l’univers et influence chaque aspect de l’intrigue.

vaisseau spatial devant une planète décor de science fiction

Exemples :

Dans « Osménium », la magie et la technologie s’entrelacent pour créer une civilisation où malgré tout son savoir, l’Humanité accepte sans broncher de lâcher prise face au surnaturel. Enfin, la plupart du temps !

« Red Rising » de Pierce Brown illustre comment un monde dystopique, où la hiérarchie sociale est figée, peut servir de toile de fond à une épopée immersive et pleine de suspense, entre ombre et lumière.

Mais un monde, aussi riche soit-il, n’est rien sans des personnages mémorables.

5. Les personnages : des héros qui nous transcendent

La fantasy propose un large panel de protagonistes : des archétypes emblématiques (le jeune élu, le mentor) aux personnages réalistes, limités par leur condition ou leur histoire. Leur force et leur résilience nous inspirent, tandis que leurs faiblesses renforcent notre empathie. À travers eux, nous pouvons vivre des expériences défiant le réel et l’imagination, ressentir des émotions qui nous sortent des sentiers battus et même, parfois, nous sentir tout puissants. Le tout, sans se mettre en danger : il suffit de tourner la page ou de fermer l’ouvrage pour retourner sur son canapé !

Exemples :

« Le Chant des voiles » de Tiphs met en scène des personnages moralement complexes, dont les dilemmes reflètent nos propres contradictions.

La trilogie « Kéziah » de Maddie Plume explore la psychologie de ses héros, poussant le lecteur à s’identifier à leurs luttes et leurs triomphes.

Enfin, la fantasy est un genre protéiforme, capable de se réinventer sans cesse.

6. La diversité des sous-genres : une immersion pour chaque lecteur

La fantasy regorge de sous-genres, preuve de sa vitalité et de son originalité. Chaque lecteur y trouve une porte d’entrée vers l’évasion.

Exemples de sous-genres :

📍​ Fantasy médiévale : souvent critiquée pour ses clichés, elle reste un pilier du genre, offrant une échappée vers des époques idéalisées ou réinventées. L’œuvre de Tolkien continue d’ailleurs d’influencer la fantasy moderne.

📍​ Space fantasy ou science fantasy : mélange de science-fiction et de magie, elle explore des univers interstellaires. « La Ballade de Pern », d’Anne McCaffrey en est un bel exemple.

📍​ Dark fantasy : pour ceux qui cherchent des récits plus sombres, où la magie a un prix et où le Bien et l’amour ne triomphent pas toujours.

📍​ Fantasy urbaine : la magie cachée dans notre monde moderne, comme dans « Immortalis » d’Alyerel Ilesi.

📍​ Romantasy : un univers fictif où la magie n’est pas nécessairement présente, mais tissé autour d’une intrigue amoureuse emblématique, comme dans « Fourth Wing » de Rebecca Yarros.

📍​ Conte : la base ! Le plus ancien genre de l’imaginaire, toujours très présent dans la littérature et souvent remis au goût du jour dans des réécritures ou avec des versions audio des livres.

    dos des livres de la saga fourth wing de rebecca yarros

    On retrouve toutefois des points communs à tous les univers de fantasy. En voici trois :

    – La science et la technologie sont limitées ou inexistantes.
    – La magie existe, mais elle est secrète ou réservée à une élite.
    – L’existence de la magie est connue et a façonné la culture, l’histoire et les conflits du monde.

    Un vivier de créativité, certes, mais régi par des règles ! Toutefois, l’auteur·ice décide aussi de ces dernières au gré de ses envies et de son imagination. Dépaysement garanti pour les lecteur·ices !

    Conclusion : des perspectives fascinantes pour les romans immersifs

    La fantasy est le genre roi de l’immersion car elle nous offre l’évasion, l’émerveillement, un miroir de nos peurs et de nos espoirs, des mondes riches et des personnages inoubliables. En 2025, avec des œuvres comme « Un ciel après la tempête » (4e et dernier tome de la saga Une braise sous la cendre de Sabaa Tahir) ou « The Prisoner’s Throne » de Holly Black, elle confirme sa capacité à se réinventer et à captiver.

    livres de fantasy succès 2025

    Et vous, quel est le roman immersif qui vous a marqué·e en 2025 ?

    Partagez-le en commentaire en me donnant votre avis, et découvrez bientôt « Osménium », ma prochaine trilogie de space fantasy où magie et technologie s’entremêlent pour une aventure sans limites.

    Laisser un commentaire

    En savoir plus sur Alix d'Angalie

    Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

    Poursuivre la lecture