Rien de tel qu’une douce romance entre magie de l’opéra et couleurs de la Belle Époque pour se réchauffer le cœur, n’est-ce pas ?


Dès le mois d’octobre, le cinéma et la télévision nous proposent un florilège de divertissements à la saveur de l’hiver et de Noël ! Une période à laquelle j’associe À rebours, une romance originale où les genres littéraires se croisent. Ici, pas de fiction fantastique, mais un cocktail d’éléments qui font de ce récit un parfait compagnon pour s’immerger dans une ambiance réconfortante lors des après-midis ou des soirées d’hiver.
Musiques et illustrations viennent compléter par petites touches cette expérience originale.
Table des matières :
En attendant Noël : une période propice à la lecture d’un roman immersif

Noël approche et l’on voit déjà fleurir les premières illuminations dans les rues de nos villes. Le froid s’installe par vagues timides, le ciel se couvre et la nuit nous enveloppe de plus en plus tôt. Nostalgiques de l’été comme fanatiques de Noël partagent alors la même passion du plaid et de la boisson chaude : de la chaleur et du réconfort pour un moment parfaitement cosy.
Mais comment parler de cocooning sans s’imaginer un livre entre les mains ?
Voilà les raisons pour lesquelles je vous conseille de découvrir (ou de redécouvrir) À rebours à cette période de l’année !
Pourquoi À rebours est-il un roman immersif parfait pour l’hiver ?
1. Une atmosphère enveloppante
Dans À rebours, le décor suit les saisons. Cependant, c’est en hiver que l’opéra devient plus cosy, refuge pour Jean le personnage principal. On le retrouve au coin du feu auprès de ses parents, ou caché dans les coulisses lors des répétitions de Casse-noisettes. De scène en scène, l’histoire de Jean nous transporte dans un univers réconfortant.

Extrait : les inondations de 1902
L’hiver est arrivé avec des torrents d’eau glaciale, obligeant les employés du palais tels que moi à colmater incessamment les fuites au-dessus des cintres. Non contente d’avoir endommagé le toit dès ses premiers assauts, la tempête persiste à nous compliquer la vie. Son inlassable violence nous empêche d’effectuer des réparations durables.
Ce matin, aucune infiltration n’a encore été signalée. Mélancolique, je peux profiter de la répétition générale en attendant ma ronde dans les hauteurs.
Sur les planches, de divins flocons virevoltent au son d’une féérie acoustique enchanteresse. Ce spectacle est un envoûtement auquel je sais que les danseurs s’adonnent avec autant de plaisir que des enfants au réveillon de Noël. Les participants, sur scène ou en coulisses, font preuve d’un enthousiasme communicatif.
La richesse des décors et les allusions à la vie quotidienne de la Belle Époque font de cet écrin du passé un univers vivant et envoûtant. Certains lecteurs l’ont même redécouvert en ajoutant une dimension audio, grâce aux musiques citées dans le texte.
2. Des thèmes réconfortants
L’amour, la quête d’identité, le passé et la résilience sont traités avec douceur et mélancolie, toutefois, le message est porteur d’espoir et de lumière. Malgré ses zones d’ombre, À rebours n’est pas une histoire triste ! Avec ses thèmes centrés sur les liens humains et sa mise en lumière des bonheurs simples, elle est parfaite pour réchauffer le cœur pendant les jours froids.

Extrait : une nouvelle page s’écrit
Nous arrivons dans la rue, où la noce se regroupe petit à petit. Dans sa robe blanche, Nellie est au centre de l’attention. Au bras de son futur époux, elle rayonne de bonheur. Caressées par ses anglaises ambrées, ses joues s’arrondissent sous l’effet d’un sourire qui semble ne jamais devoir la quitter. Le maquettiste à l’origine de ce bonheur la contemple avec une adoration émouvante. Ils forment un très beau couple. […] En dépit de leur âge, mes parents sont radieux. Derrière eux, Alfred affiche un visage lumineux. Plus épris de théâtre que de tempêtes, il a repris un poste de machiniste au Palais Garnier dès son retour à terre.
3. Une touche de magie
Il est impossible de situer une intrigue au cœur de l’opéra de Paris, à la fin du dix-neuvième siècle, sans aborder le merveilleux : les décors, la musique, les odeurs du passé… Tout rappelle l’esprit de Noël et l’émerveillement de l’enfance.

D’autant plus que le narrateur, Jean, est un enfant au début de l’histoire et grandit de page en page. Découvrir cet univers magique à travers ses yeux nous plonge davantage dans l’ambiance unique du récit.
Extrait : la magie de l’opéra
Grâce aux indications de mon père, nous assemblons un salon coquet aux murs garnis de baies vitrées. J’ai beau savoir qu’il s’agit d’un décor, j’ai l’impression d’être entré dans l’un des plus élégants hôtels particuliers de Paris.
Raoul surprend mon regard et désigne les fenêtres factices :
— Imagine un peu quand les peintres auront achevé les détails du parc, derrière les carreaux !
4. Une intrigue chaleureuse et optimiste
En dépit de sa maladie, Jean est résolument optimiste : du début à la fin, il fait tout pour que son histoire se finisse bien. L’on peut affirmer sans spoiler que À rebours porte une belle touche d’espoir et une moralité positive, pour contraster avec la morosité de l’hiver… ou réveiller l’esprit de Noël !

Extrait : le carnaval du nouvel an
En entendant le vacarme de l’avant-foyer, Nellie dissimule ses traits sous un domino en poussant un gloussement excité. Sous l’éclairage des lustres innombrables, nous nous mêlons ensuite au pandémonium. Partout, des gens vêtus avec une inconvenante exubérance crient, dansent, boivent, s’enlacent.
Enivré par la lumière, les rires et les robes brillantes, j’oublie instantanément qui je suis.
5. Des personnages attachants et généreux
À cette période de l’année, on a tendance à rechercher des protagonistes bienveillants, drôles ou touchants, qui inspirent la gentillesse et la solidarité. C’est exactement ainsi que fonctionnent la famille de Jean et la communauté de l’opéra. Des gens simples, soudés, toujours prêts à s’entraider, et qui encouragent Jean à poursuivre son rêve un peu fou et à s’épanouir. Des moments précieux que Jean conserve entre les pages de ses carnets.

Extrait : l’entraide et l’amitié
Je sais que ma mère se fait du souci pour moi, cependant, je nourris autant d’inquiétude à son égard. Sa santé ne m’a jamais semblé aussi fragile. La mienne n’est toutefois guère plus rassurante, dans la mesure où je me suis réveillé sans mémoire ce matin.
J’adresse un regard à Nellie. Mon amie hoche brièvement la tête pour me garantir qu’elle prendra soin de mes parents vieillissants autant que des siens.
6. Une ambiance nostalgique et intemporelle
Palais Garnier, an 1895… Avez-vous déjà entendu parler du fantôme de l’opéra ? Bien des légendes sont nées à cette époque, pendant que Jean arpentait les dalles des galeries illuminées. À la Belle-Époque, pendant que l’on jouait de magnifiques contes musicaux sur la scène du Palais Garnier, drames et rumeurs couraient sous les planches, emportés par les pieds des petits rats, les outils des machinistes, les voix des couturières et des chanteurs.

Dans À rebours, de nombreux clins d’œil à l’actualité de l’époque et de l’opéra permettent de s’immerger en profondeur.
Extrait : le fantôme de l’opéra
— … numéro treize ! s’exclame Mado, la mère d’Eustache. Le palais Garnier est le treizième Opéra construit à Paris. Nous avions déjà un fantôme, et nous voilà avec un cadavre !
— Elle a raison ! approuve une couturière. Ça fait plusieurs années que les Directeurs nous traitent d’imbéciles superstitieux et qu’ils se rient des spectres. Je vous dis que ce n’est pas fini. Ce n’est pas fini !
Après que ma mère m’a recouché, ce soir-là, un léger frisson parcourt mon corps.
L’intrigue, quant à elle, permet d’aborder des thèmes intemporels tels que l’humanité, la transmission, les liens intergénérationnels.
Extrait : la famille
— Tu travailles de mieux en mieux, me félicite mon père au cours du repas.
Je lis toute la sincérité de son compliment dans son regard gris bienveillant ; un curieux sentiment de malaise s’empare de mon estomac.
Avec leurs cheveux cendrés et leurs traits marqués, Aimé et Nana sont les seules personnes en lesquelles j’ai pleinement foi. Je sais qu’ils ne peuvent partager ce sentiment, car mes nombreuses étourderies les empêchent de me déléguer sereinement une tâche importante. Et pourtant, ils le font.
Quelques atouts supplémentaires
1. Dans l’histoire
1. Un rythme apaisant… ou captivant
Le personnage de Jean, qui est aussi le narrateur, permet deux niveaux de lecture : douce et contemplative (pour se blottir sous un plaid), ou palpitante et effrénée (pour oublier le froid dehors). Rêveur par nature, poète par passion, sa maladie l’entraîne dans une course contre la montre.
C’est avec le thème de l’amnésie, peu abordé en littérature de fiction, que À rebours trouve son originalité : une texte poétique, une romance aux allures d’enquête et des personnages complexes qui empruntent au registre du drame.
Extrait : une ombre au tableau
Je m’avance entre deux rangées de sarcophages, évitant les regards figés des momies aux expressions angoissantes.
Alors que je franchis une vitrine contenant des amulettes, une forme mouvante se jette sur moi. L’homme me projette contre un cercueil royal et nous roulons au sol. Le bruit et la douleur m’abasourdissent.

2. Une fin réconfortante ou émouvante
Comment en parler sans en parler ? Disons simplement que le dénouement laisse une sensation de chaleur, comme une tasse de thé fumant après une balade dans le froid. De l’avis de ses lecteurs, en tout cas !
Cette fois évidemment, il n’y aura pas d’extrait ^^ En revanche, vous pouvez lire le début ici.
Un petit plus toutefois : À rebours n’est ni une saga ni une trilogie. Il s’agit d’un court stand-alone avec sa conclusion.
2. Sur l’objet livre
1. Un livre bijou tout doux
Avec ses pages illustrées, les lys colorés de son jaspage, sa couverture soft touch et son vernis sélectif en relief, c’est un livre que l’on a plaisir à toucher, à manipuler, à observer. Un ouvrage où le texte s’entoure d’illustrations inspirées de l’art nouveau, un projet que j’ai pris énormément de plaisir à réaliser. Il n’en fallait pas moins pour doter cette histoire réconfortante d’un écrin sur-mesure. À ce jour, l’objet livre dont je suis la plus fière !
De quoi rendre l’expérience de lecture encore plus agréable !


2. Un futur livre audio ?
C’est un projet qui verra le jour, afin de rendre À rebours disponible sur un nouveau média. Mon premier livre audio me donne envie de réitérer l’expérience : cela rend les romans immersifs.
Pour conclure
Avec son univers cocooning, sa plume poétique et ses thèmes intemporels, À rebours est un roman immersif qui a tout de la lecture doudou. C’est ainsi que je l’ai écrite, au cours d’un hiver neigeux, les jambes sous un plaid, un thé ou un chocolat chaud à portée de main !
Voilà sans doute une raison de plus d’affirmer que c’est un ouvrage parfait à lire l’hiver et pendant la période de Noël. De quoi faire le plein de chaleur et d’émotions en attendant l’ouverture des cadeaux !
Et vous, quel livre réconfortant lisez-vous en ce moment ? Avez-vous des auteurs à nous faire découvrir ? Partagez vos coups de cœur en commentaire !


Laisser un commentaire